
Les
idéogrammes en linéaire A et B sur les tablettes représentant
l'olivier, l'olive et l'huile d'olive constituent le témoignage
du lien des Minoens avec l'olivier et ses produits dérivés.
Un
grand nombre de vestiges témoignent de la place prépondérante
de l'olivier dans la Crète de Ninos. Fresques, outils, installations
et enseignes... autant de preuves de l'importance attachée dès
1700 av. J.C. par les Minoens à la production, l'emmagasinage
et la commercialisation de l'huile d'olive.
Une
jatte contenant des olives entières (datant de 1450 av. J.C.)
a été trouvée dans un puits dans l'enceinte du
palais de Zakros dans la Crète de l'est. Cette jatte démontre
que les Crétois de l'ère minoenne avaient inclus l'olive
dans leur alimentation.
Plus
tard, vers 700-400 av. J.C. l'olivier et l'huile d'olive acquièrent
une très grande importance dans toute la Grèce. Anaxagore
et Ampédocles s'adonnent à la recherche de la provenance
de l'olivier, Aristote décrit la culture de cet arbre, tandis
que Solon instaure sa protection et Platon enseigne enseigne sous son
ombre.
Selon
la mythologie crétoise, la déesse Athénée
(Minerve pour les latins) était née aux bords de la rivière
Treiton en Grète. Une fable grècque très connue
fait l'éloge de la déesse qui a rivalisé avec Neptune
pour l'attribution d'un nom à la ville d'Athènes. Le trophée
de la victoire d'Athénée fut l'appelation d'Athènes
d'après son nom. Ce qui lui a valu la victoire ne fut qu'un olivier,
symbole de paix, sagesse et prospérité dont elle a doté
l'humanité.
